Terres agricoles limousines : le prix de l’hectare a doublé depuis 1998

 Le marché des terres agricoles limousines est soutenu en terme de surfaces vendues et de prix mais l’urbanisation augmente. A cause de la conjoncture économique, l’accès à la propriété se complique pour les ménages et le marché diminue en surface. Cependant, à part la LGV, il n’y a pas de grands projets d’aménagement du territoire qui accentueraient la pression. En Limousin, la loi de modernisation de l’agriculture ne changera pas grand-chose, car on ne fait pas de transactions de sociétés comme dans les grandes régions céréalières… » selon Yves Gaonach, directeur de la Safer du Limousin.

En 2013, les terres agricoles limousines se sont vendues à 3130 euros par ha (la moyenne nationale était de 5750 euros), en augmentation de 8% par rapport à 2012. En 1998, la moyenne régionale était de… 1730 euros (valeur de conversion du franc 1998). On note des différentes marquées selon la région : l’an passé, le Haut Limousin corrézien était le secteur le plus cher, avec 4350 euros, bien qu’en baisse de 2%. La Marche Haute-Vienne, la Combraille Bourbonnaise et la Marche affichaient une inflation tandis que les prix dans les autres secteurs reculaient.

La Safer vend chaque année entre 3 500 ha et 4 000 ha de terrain, essentiellement à l’amiable. Les ventes suite à des préemptions ne représentent que 5 à 10 % des surfaces. Entre 2007 et 2011, 38 installations ont été réalisés avec la Safer (dont 14% en agriculture biologique), ainsi que 82 agrandissements, 82 remaniements parcellaires et 68 opérations forestières. Les terres libérées dans les prochaines années se situent surtout au nord de la région, ainsi qu’en Haut Limousin corrézien.

On compte en Limousin 50% de surfaces agricoles, 33 % de forêts et 6 % de surfaces artificialisées. La densité est de 43 habitants au km².

Marché au cadran d’Ussel : 2014 devrait être plutôt une bonne année

Pour sa dixième saison, le marché au cadran d’Ussel a certes accueilli moins de bovins qu’en 2013 car il y a eu moins de dé-capitalisation dans les fermes. Il faut dire que 2013 a été une année exceptionnelle, avec 21000 animaux vendus à des tarifs très intéressants. On revient donc à la normale. Au premier trimestre 2014, les broutards à l’export ont été vendus à bons prix. Mais durant l’été, les fermetures des marchés algérien et tunisien ont freiné les ventes. Par ailleurs, le marché italien devient un peu plus frileux et moins bon payeur. Enfin, les vaches maigres sont rares et se vendent bien. Il y a des différences marquées entre les races, les cours de la race limousine se maintiennent mais ceux des charolais sont en chute libre », analyse le chef des ventes Baptiste Galland avec les chiffres des neuf premiers mois de l’année.

14026 animaux ont été déjà apportés au marché au cadran en 2014, avec une séance record le 14 janvier (642 animaux). Les ventes aux enchères ont lieu tous les mardis et les vidéos sont visibles sur le site internet du marché d’Ussel.

Rencontres alternatives forestières de Nedde : trois jours de vifs débats en perspective

Quand on est au bord de la mer, on ne se plaint pas que le paysage est plat. Quand on vient habiter sur le plateau de Millevaches, on ne doit pas se plaindre des résineux ! », m’a soufflé Grégory le Roux, délégué du syndicat des propriétaires forestiers limousin.

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Il réagissait aux critiques de l’association Nature sur un plateau qui milite pour une autre gestion de la forêt sur le PNR de Millevaches. Les 20 et 21 septembre, l’association organise les rencontres alternatives forestières à Nedde (87). Les débats promettent d’être vifs et passionnants, d’autant plus que des représentants du CRPF seront présents pour défendre la position des propriétaires forestiers…

Les ateliers posent les questions suivantes : qu’est-ce qui nous contraint à produire et valoriser des petits bois homogènes ? Comment sortir de cette pensée unique ? Comment entrepreneurs et prescripteurs (propriétaires, gestionnaires) peuvent-ils collaborer pour améliorer la qualité environnementale et sociale des travaux en forêt ? Comment établir un dialogue constructif entre habitants du territoire et personnes impliquées dans la filière ? Comment arriver à se parler, à s’écouter dans le respect de la parole d’autrui et sans se focaliser sur le jargon technique ? Comment les propriétaires peuvent-ils définir leurs propres orientations de gestion pour leur forêt ?

Des visites et des projections de films sont aussi prévues sur les trois jours.

La start’up est dans le pré : un tremplin pour l’innovation rurale

Les 20 et 21 septembre, le concours « la Start’up est dans le pré » tiendra sa quatrième édition à Carbonne près de Toulouse. Créé par Pierre Alzingre et organisé par le club des entrepreneurs du Volvestre, il réunit sur deux jours les talents et les capitaux. L’objectif est de faire émerger des projets innovants en milieu rural. Dès leur arrivée, les candidats défendent leur idée en une minute, constituent des équipes et rencontrent des partenaires nécessaires pour lancer leur entreprise : institutions, élus, université, entreprises, consultants… L’ambiance est très sympa (comme le montre cette vidéo d’annonce de l’édition 2012) et le week-end se termine par le moment redouté de « l’abattoir » : seuls sur un ring, les candidats soutiennent leur projet face au jury.

Soutenue par le groupe les Echos et HEC, l’initiative a remporté le Grand prix du salon Ruralitic 2014. Le slogan du concours est tout un programme : « la tête dans les étoiles et les pieds sur terre ! ».

Cinq start-up limousines à découvrir chez Orange

Orange organise l’opération « start-up days » du 15 au 20 septembre. Cinq entreprises du Limousin présenteront leurs innovations numériques dans la boutique de Limoges (21 rue du Clocher).

Il s’agit de Dreamagine Studio (utilisation du jeu numérique dans les campagnes de marketing), l’Usine Numérique (formation, productions numériques, co-working, pépinière d’entreprises…), TimGroup (ingénierie informatique et communication digitale), Powize (éditeur de logiciels et services numériques au Dorat) et Mowoo.

« Je suis persuadé qu’il y a une place pour l’innovation numérique en Limousin », m’a confié Franck Aupetit, directeur régional d’Orange en Limousin.

Monts d’Ambazac : un bike park pour améliorer la forêt

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Le bike park apporterait une valeur ajoutée aux forestiers (photo de David Cubaut)

Au cœur de la forêt des Monts d’Ambazac (87), le club de VTT Single Tracks dispose d’un bike park de 50 ha (VTT de descente). D’ici le printemps prochain, il souhaite l’étendre à 350 ha : « Pour l’instant, l’espace est réservé aux adhérents car les parcours du Puy Sauvagnac sont très difficiles. Le projet est d’augmenter la surface et d’aplanir certaines parties. Le bike park fonctionnera comme une station de ski, avec des pistes de différents niveaux ouvertes au grand public, balisées et sécurisées. Un centre d’accueil vendra les forfaits et louera les vélos. Si c’est possible, on ouvrira peut-être aussi un restaurant. Ce projet va générer des richesses économiques et de l’emploi, on espère qu’il se concrétisera au mois d’avril 2015 », projette le vice-président David Cubaut.

Les forestiers rétribués à terme

Avec l’aide juridique du syndicat des forestiers privés,l’association signera des conventions avec les 25 forestiers privés (ils représentent environ 40% de la nouvelle surface), l’ONF et la commune de la Jonchère Saint-Maurice. Le principe : les forestiers cèderont gratuitement le passage les cinq premières années, puis ils seraient rétribués si la structure est suffisamment viable. « On ne sait pas exactement comment on va procéder. Le club pourrait leur verser un loyer ou leur offrir des forfaits gratuits. Mais on voudrait surtout les accompagner pour mettre en valeur leurs parcelles. Certaines sont en friche et nous voulons les aider à les remettre en production », explique David Cubaut. « Ce bike park apporterait donc une valeur ajoutée aux propriétaires en faisant émerger la multifonctionnalité de leur forêt. Faire rouler des vélos, ça n’empêche pas de faire pousser des arbres ! », sourit Grégory le Roux, délégué du syndicat.

Comice de Saint-Bonnet de Salers : grande affluence sous le soleil !

220 salers, 22 éleveurs, une excellente génétique, de nombreux visiteurs sous un soleil de plomb… Le comice de Saint-Bonnet de Salers dans le Cantal a redonné le sourire à tout le monde hier.

Palmarès

Taureaux âgés : 1er, earl Vantal. 2e, gaec Lescure Frères. 3e, Gaec Dayral Hervé et Michel. Terçons : 1er, Gaec Dayral ; Hervé et Michel. 2e, Jules Besson. 3e, Gaec Duffayet. Doublons : 1er, Philippe Jarrige. 2e, Philippe Gobert. 3e, Gaec Delchet. Bourrets : 1er, gaec de Conches. 2e, Philippe Jarrige. 3e, Gaec Dayral Hervé et Michel. Bourrettes isolées A : 1er, gaec Lescure Frères. 2e, gaec Duffayet. 3e, Philippe Gobert. Bourrettes isolées B : 1er, gaec de Conches. 2e, Philippe Jarrige. 3e, Gaec Dayral Hervé et Michel. Doublonnes isolées A : 1er, Gaec de Conches. 2e, Philippe Gobert. 3e, Philippe Jarrige. Doublonnes isolées B : 1er, Christian Arnal. 2e, gaec de Conches. 3e, Anthony Deflisque. Vaches de trois ans : 1er, Philippe Jarrige. 2e, earl du Petit Meynial. 3e, Philippe Gobert. Vaches de quatre ans : 1er, Dauzet Tiravy. 2e, Dauzet Tiravy. 3e, Gaec Delchet. Vaches âgées : 1er, Philippe Jarrige. 2e, Jules Besson. 3e, Gaec Dayral Hervé et Michel. Groupes de bourrettes A : 1er, Dauzet Tiravy. 2e, earl Vantal. 3e, earl du Petit Meynial. Groupes de bourrettes B : 1er, Philippe Jarrige. 2e, Gaec de Conches. 3e, Jean-Paul Tournadre. Groupes de doublonnes : 1er, gaec des Croses. 2e, gaec Andrieu. 3e, David Grange. Groupes de vaches : 1er, Jules Besson. 2e, Gaec Duffayet. 3e, Gaec de Croses. Veaux isolés : 1er, Philippe Jarrige. 2e, esat d’Anjoigny. 3e, Gaec Delchet. Velles isolées : 1er, Philippe Gobert. 2, gaec de Conches. 3e, gaec Delchet. Prix d’honneur : 1er, Philippe Jarrige. 2e, earl Vantal. 3e, gaec de Conches. 4e, gaec Duffayet. 5e, gaec Dayral. Championnat jeunes femelles : 1er, Arnal Christian. Championnat femelles : Philippe Jarrige. Championnat mâles âgés : 1er, EARL Vantal. Championnat mâles jeunes-bourrets-doublons : 1er, gaec de Conches.